À la ferme autrefois : une vie rythmée par les saisons
- Le webmaster

- 17 avr.
- 4 min de lecture

Autrefois, la ferme était au cœur de la vie des campagnes. On y travaillait presque tous les jours de l’année.
La vie des fermiers dépendait des saisons, du temps (météo) des récoltes et des animaux.
Hommes, femmes, enfants, parfois même les grands-parents : Toute la famille participait aux différents travaux, des champs aux fourneaux, en passant par l’élevage du bétail et des animaux la basse-cour et l’entretien de la ferme, des machines et des outils.
Les enfants aidaient à garder les animaux, ramasser les œufs, porter l’eau et récolter certains produits nécessitant peu de force physique (ex : haricots verts, fraises, framboises,…).
Quel que soit le temps (pluie, neige, canicule,…) les journées commençaient très tôt, notamment parce qu’il fallait s’occuper des animaux (les nourrir, traire les vaches à la main, à heures régulières), mais aussi aller puiser de l’eau, préparer le feu. Et ces journées ne se terminaient pas avant le coucher du soleil. C’était donc plus simple l’hiver que l’été…

Une ferme française ancienne comprenait souvent une maison, une maison, une étable, une grange, un grenier, un poulailler, un potager, un verger et parfois un puits.
Tout était organisé autour des besoins des animaux, des récoltes, du stockage et de la bonne conservation des aliments.
La ferme devait permettre de vivre presque en autonomie et ce, toute l’année, même lorsqu’il n’existait pas encore de réfrigérateurs ou congélateurs : on faisait alors des bocaux, des salaisons, on séchait ou fumait la viande. Certains produits étaient entreposés à la ferme, d’autres étaient vendus sur les foires, marchés ou lors de fêtes des récoltes.
Les animaux étaient essentiels à la vie de la ferme. Parmi eux, on trouvait souvent des :
vaches, bœufs, et veaux ;
moutons, brebis et agneaux ;
chèvres, boucs et chevreaux ;
cochons et truies ;
poules, coqs, poulets et poussins ;
canards, canes et canetons ;
lapins ;
ânes ;
chevaux ;
…/...
Chaque animal avait un rôle important, qu’il s’agisse de produire du lait (vaches, brebis, chèvres), des produits transformés (crème, beurre, fromages, yaourts,…), des œufs (poules, canes), de la viande à manger (cochons, poulets, lapins,...) ou pour aider au travail des champs ou au transport (bœufs, ânes, chevaux).
Avant les tracteurs, les chevaux et bœufs servaient en effet à labourer, transporter les récoltes et tirer les charrettes et autres types d’attelages. Ce travail était difficile pour les animaux. Aussi, les fermiers devaient-ils bien les nourrir et les soigner.

Les saisons marquaient le travail à la ferme
Au printemps, on préparait, les semis, les jardins et les champs ;
En été, c’était la période des récoltes, notamment des légumes, des fruits (fraises, cerises, melons, prunes,…) et des céréales (blé, épeautre, tournesol, maïs,…). Les fermiers coupaient le blé et le foin et préparaient le fourrage destiné à nourrir les animaux ou à leur servir de couchette ;
En automne, on cueillait des légumes, notamment des variétés de courges, des pommes, des poires, du raisin, des figues, des betteraves,… Il fallait aussi préparer les réserves et bocaux pour la saison suivante ;
En hiver, le travail à la ferme continuait, malgré le froid. On réparait les charrettes, les outils, les clôtures, pendant que les animaux restaient au chaud dans les étables.
Les outils agricoles
Avant les machines modernes, les fermiers utilisaient surtout des outils manuels :
charrues ;
râteaux ;
faux ;
bêches ;
pelles ;
fourches ;
…/...
Le travail physique était très important et éprouvant.
Les repas à la ferme
Les repas étaient simples, mais nourrissants.
On mangeait souvent de la soupe avec des légumes de saison non mixés, souvent accompagnés de viande (ex : pot au feu), beaucoup de pain, des choux, des courges, des pommes de terre, des carottes, navets et autres légumes, du fromage, des œufs et de la charcuterie.
Tous ces aliments provenaient souvent directement de la ferme et étaient cuisinés dans la cheminée, dans un grand chaudron ou rôtis sur une broche.
Le feu était essentiel à cette époque. Non seulement il servait à cuisiner, à faire bouillir l’eau, mais aussi à réchauffer la maison. C’est aussi souvent près de la cheminée que se déroulaient les veillées en famille.
Les difficultés de la vie paysanne
Les paysans dépendaient beaucoup de la nature, des variations de climat provoquant parfois de mauvaises récoltes (sécheresse, inondation, gel, grêle) et la vie à la ferme était souvent rude : fatigue à cause d’un travail intense lors de très longues journées, pas de vacances car les animaux doivent être nourris tous les jours de l’année, manque d’argent parfois, maladies des animaux,…
Mais heureusement, la convivialité, la solidarité et le travail collectif étaient très importants autrefois : lors des gros travaux comme les récoltes, les voisins s’aidaient souvent. Cette entraide permettait de terminer les travaux plus rapidement, mais aussi de réduire sa pénibilité.
Aujourd’hui, les fermiers bénéficient d’un plus grand confort, notamment grâce à l’utilisation de machines (traite des vaches, tracteurs,…). Fini l’éclairage à la bougie depuis l’apparition de "Fée électricité", mais le travail à la ferme reste très difficile. Heureusement, il est passionnant !
Bonne journée à toutes et tous !
Le webmaster
Sources et ressources pour aller plus loin…
"La vie paysanne autrefois" - Collectif
"Les campagnes et métiers ruraux" - Collectif
"Fermes et traditions rurales" - Collectif
Crédits :
Photos (c) PngTree
Illustration conçue avec des logiciels de la suite ADOBE CREATIVE SUITE





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