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Le palefrenier, gardien des écuries


Quand on évoque l’univers des chevaux autrefois, on pense souvent aux cavaliers, aux cochers, aux diligences, à divers attelages, notamment ceux des chevaux de labour. Mais derrière tous ces animaux, se tenait un homme indispensable : le palefrenier.


Il ne montait pas forcément les chevaux et ne les conduisait pas toujours non plus. Son rôle consistait essentiellement à nourrir les animaux, les brosser, prendre soin de leur bien-être, préparer les selles et les harnais et nettoyer les écuries. Sans lui, impossible de garder des chevaux en bonne santé !


Dans certaines grandes écuries, chaque palefrenier était responsable de plusieurs chevaux précis. Son travail commençait très tôt le matin. En effet, comme tout animal, les chevaux avaient besoin de nourriture, d’eau, de soins et d’attention tous les jours et… par tous les temps ! Les animaux ne pouvaient pas attendre. Le palefrenier devait donc être disponible, organisé, courageux patient et surtout, aimer ces magnifiques animaux, fidèles compagnons des hommes depuis des siècles.



Le palefrenier passait une grande partie de son temps dans les écuries. L’ambiance y était très particulière : odeur de paille, de foin, de cuir, bruit des sabots, souffles et hennissements des chevaux. Il fallait nettoyer les boxes, changer la paille, enlever le fumier et vérifier le bon confort et la bonne santé des animaux. Le travail était très physique.


Les chevaux de travail dépensaient énormément d’énergie. Le palefrenier les nourrissait avec du foin, mais aussi de l’avoine, de l’orge, du son, parfois même des betteraves, sans oublier quelques pommes dont ils sont toujours friands. Il devait connaître les besoins de chaque animal, notamment parce qu’un cheval fatigué, malade ou très sollicité avait besoin d’une alimentation différente de celle des autres équidés.


Après la nourriture, le pansage était l’une des principales du palefrenier. Cela consistait à prendre soin de chaque cheval : le brosser, nettoyer sa robe, en enlever la poussière, vérifier les blessures éventuelles et démêler les crins noués. Le pansage permettait aussi de créer une relation de confiance avec l’animal. Les chevaux reconnaissaient très bien leur palefrenier à sa voix, son odeur et ses habitudes de visite des écuries et lui, il connaissait parfaitement les animaux dont il s’occupait. Il remarquait rapidement un cheval fatigué, blessé, un problème de santé ou un changement de comportement évocateur.


Les outils du palefrenier :

  • L’étrille, une brosse métallique ou en bois rigide servant à décoller la boue et les saletés, s’utilisant avant le brossage ;

  • Le bouchon et la brosse douce, pour nettoyer le poil et de faire briller la robe du cheval ;

  • Le cure-pied, pour nettoyer les sabots, retirer notamment la terre, la boue, mais aussi les petits cailloux. Cet outil était important, car un sabot mal entretenu pouvait provoquer des douleurs des infections et même faire boiter les chevaux. Le palefrenier travaillait donc souvent avec le maréchal-ferrant ;

  • Une fourche, une pelle et une brouette pour nettoyer les écuries : il fallait enlever chaque jour le fumier, la paille sale, les déchets. Ce travail était répétitif et fatigant.

Bien que métier soit plus discret que celui de maréchal-ferrant, par exemple, son rôle était pourtant indispensable. En effet, un cheval mal nourri ou mal entretenu ne pouvait pas : travailler, tirer correctement une charge, ni même être monté ou voyager.


Le palefrenier était donc au cœur du bon fonctionnement des écuries et son travail devait être irréprochable.


Dans certaines écuries, les chevaux représentaient une immense richesse. On trouvait alors des palefreniers dans les fermes, les grandes maisons, les châteaux, mais aussi les relais de poste et les casernes militaires.


Avec l’arrivée des tracteurs et autres machines agricoles, mais aussi des automobiles, le métier de palefrenier est devenu moins important, les chevaux étant moins nombreux dans la vie quotidienne. Aujourd’hui, on trouve des palefreniers essentiellement dans les haras, les écuries de compétition, les centres équestres ou les écoles d’équitation.


Le métier existe donc toujours, même s’il a beaucoup évolué.


Bonne journée à toutes et tous !


Le webmaster


Sources et ressources pour aller plus loin…

  • Le cheval de travail - Éditions Crépin-Leblond (2004)

  • L’univers du cheval - Éditions Gallimard (2006)

  • Métiers oubliés de nos campagnes - Éditions De Borée (2010)

  • Les vieux outils de nos campagnes - Éditions Rustica (2008)

  • Le poney - Éditions Milan, collection Mes P’tits Docs (plusieurs rééditions) : ouvrage jeunesse simple et illustré sur les chevaux et leur entretien.


Crédits :

Illustration conçue avec des logiciels de la suite ADOBE CREATIVE SUITE

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