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Cireur de chaussures : pour briller jusqu'aux pieds


Aujourd’hui, un grand nombre de chaussures sont fabriquées dans des matières modernes demandant peu d’entretien. Mais autrefois, les chaussures en cuir coûtaient cher et devaient donc durer longtemps, jusqu’à être parfois transmises aux autres membres de la famille (petits frères et sœurs, cousins et cousines), ou encore aux voisins et voisines…


Car autrefois, on jetait le moins possible. On réparait donc les chaussures, on les entretenait… et on les faisait briller !


Parmi les petits métiers des rues, on trouvait couramment dans les villes, notamment à Paris, des cireurs de chaussures installés avec leur matériel sur une place publique, au coin d’une rue, sur un marché ou encore près d’une gare.



Ils faisaient reluire les chaussures des passants grâce à du cirage, des brosses souples à un peu plus dures et beaucoup d’habileté.


Le cirage des chaussures avait pour objectif de rendre le cuir plus souple, plus résistant à l’eau et à l’usure du temps. Il protégeait le cuir, tout en lui donnant un bel aspect brillant.


Il faut savoir qu’autrefois, en ville notamment, des chaussures sales donnaient une mauvaise image et réputation, alors que des chaussures bien entretenues était un signe d’élégance, de respectabilité, parfois même aussi de réussite sociale (hommes d’affaires, militaires, bourgeois, voyageurs…).


Le rôle du cireur de chaussures était donc très important, pour de nombreuses raisons. Il installait généralement près de lui un petit siège ou support pour que chaque client y pose ses pieds et bénéficie ainsi du meilleur confort. Puis il nettoyait les chaussures, appliquait le cirage, les brossait et faisait briller le cuir.


Ce travail semblait simple, mais il demandait rapidité, précision et beaucoup de pratique pour que le cuir devienne brillant comme un miroir.



Les outils du cireur de chaussures

  • Le cireur utilisait plusieurs brosses pour nettoyer les chaussures, étaler le cirage puis le faire briller. Certaines brosses étaient très douces pour obtenir une belle finition, d’autres, notamment celles destinées à retirer la saleté, comme la boue, étaient plus dures.

  • Le cirage noir, marron, parfois rouge foncé ou beige, était vendu dans de petites boîtes métalliques.

  • Après le brossage, le cireur utilisait souvent un chiffon de lustrage doux pour faire apparaître la brillance finale, en faisant des gestes rapides et précis.

  • Le client plaçait chacun de ses deux pieds sur un petit repose-pied en bois ou en métal pour travailler plus facilement.


La plupart des cireurs étaient de jeunes garçons, des apprentis cordonniers ou des personnes modestes cherchant à gagner un peu d’argent. En effet, même s’il demander du courage pour patienter longtemps dans la rue, quel que soit le temps, ce travail demandait peu de matériel au départ et la formation se faisait rapidement.


Avec la commercialisation des chaussures modernes fabriquées dans de nouvelles matières et les changements d’habitudes liées aux mouvements de mode (les baskets sont devenues les reines) le métier de cireur de chaussures est devenu très rare. Cependant, on en trouve encore parfois dans les pays étrangers, notamment en Afrique du nord et au moyen-orient.


Bonne journée à toutes et tous !


Le webmaster


Sources et ressources pour aller plus loin…

  • "Les petits métiers de Paris" de Jean-Michel Le Corfec - Editions Sud-Ouest (2008)

  • "Les petits métiers ambulants de Paris autrefois" de Jean Aubert

  • "Métiers ambulants d’autrefois" (essai) de Jeanne Pomerleau - Guérin Littérature (1990)

  • "Le cuir et ses métiers" - Collectif - Éditions Vial (2009)

  • "Les métiers d’autrefois" (pour les enfants) - Éditions Fleurus (plusieurs rééditions)


Crédits :

  • Photos © PngTree

  • Illustration conçue avec des logiciels de la suite ADOBE CREATIVE SUITE

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