Lorsque la nuit s’allumait à la main…
- Le webmaster

- 7 janv.
- 3 min de lecture

Autrefois, à la tombée de la nuit, quelle que soit la saison; les maisons plongeaient dans l’obscurité. "Fée Électricité", reine de l'exposition universelle parisienne du début du XX° siècle, n’était pas encore née : il fallait allumer une flamme à une bougie, une lampe à huile ou à pétrole pour repousser les ténèbres, afin de pouvoir dîner ou veiller en famille. L’éclairage était rare et précieux. Il conférait aux soirées une atmosphère douce, conviviale et intime.
Nos arrière-arrière-arrière-grands parents et leurs propres aïeux utilisaient des torches de résine ou des fagots de bois enflammés. Mais très vite, on a privilégié les chandelles de suif. Cependant, bien qu’économiques, elles étaient dangereuses pour les poumons, car elles dégageaient une fumée âcre.
Les familles plus aisées utilisaient des bougies de cire d’abeille parfumées, mais qui coûtaient beaucoup plus cher et n’étaient donc pas à la portée de la plupart des paysans des campagnes françaises.

Sur les tables des maisons, trônaient des bougeoirs de fer ou de cuivre, parfois de simples chandeliers de bois. Chaque flamme vacillante projetait de grandes ombres sur les murs, donnant à la maison une ambiance tantôt rassurante, tantôt mystérieuse.
Avant les lampes à pétrole du XIX° siècle, plus lumineuses, plus pratiques, mais qu’il fallait toujours remplir, et dont il fallait nettoyer les verres et surveiller les flammes, on utilisait non seulement des bougies, mais aussi des lampes à huile : une mèche flottait dans un réservoir rempli d’huile végétale ou animale. Elles diffusaient une lumière plus stable que les bougies, mais elles sentaient fort et demandaient un entretien constant.
Quel que soit l’accessoire utilisé, l’éclairage était limité car souvent, contrairement à l'illustration ci-dessus, une seule lampe ou une seule chandelle éclairait toute une pièce ! On se regroupait alors autour de cette unique source de lumière en famille, entre amis ou entre voisins, pour lire, tricoter, jouer ou se raconter des histoires.
Heureusement, autrefois, la lumière artificielle était un luxe relatif. La plupart des activités se faisaient au rythme du soleil : on se levait avec lui pour travailler et l’on se couchait avec lui pour se reposer. Les veillées éclairées étaient donc surtout des moments précieux, où la famille se rassemblait et où la parole circulait librement.
À cette époque, on ne connaissait ni la société de consommation d’aujourd’hui, ni ce terme devenu fâcheusement banal au quotidien : "gaspillage". On économisait chaque morceau de bougie, chaque mèche, chaque goutte d’huile. Et lorsque l’on avait plusieurs morceaux de bougies, on les faisait refondre dans une casserole, on ajoutait une mèche neuve et l’on confectionnait une nouvelle bougie. Enfant, cela m’amusait beaucoup, surtout lorsque les bougies avaient des couleurs différentes car les résultats étaient très créatifs. : "Rien de ne perd, tout se récupère !" comme disait mon père, grand amateur d’outils… et de poésie qui rime !😉
Bonne journée à toutes et tous !
Le webmaster
Sources et ressources pour aller plus loin…
"La vie quotidienne autrefois" de Françoise de Bonneville - Éditions Ouest-France (2010)
"La vie simple : Autrefois dans nos villages" d'Anne-Marie Prodon - Editions de La Catherinette (2009)
"La France de nos grands-parents" - Éditions Ouest-France (2004)
"Raconte, Mamie, comment c'était autrefois !" de Fruleux - La Voix du Nord (2014)
Crédits :
Photo de couverture (c) PngTree
Illustration conçue avec des logiciels de la suite ADOBE CREATIVE SUITE





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