Douceurs d'automne, la cueillette des fruits
- Le webmaster

- 20 oct. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 jours

Autrefois, après les moissons en chaude période estivale et les vendanges de septembre, l’automne offrait un autre trésor aux habitants des campagnes : des fruits savoureux. Pommes, poires, noix, châtaignes, prunes ou raisins tardifs… chaque région possédait ses vergers et ses arbres, qui nourrissaient les familles et garnissaient les greniers en prévision de l’hiver.
La cueillette des fruits demandait beaucoup de patience et se faisait dans la bonne humeur, souvent avec les personnels de la ferme ou de l’exploitation, parfois aussi en famille.

Dans les vergers, on ramassait les pommes tombées au sol, parfois un peu abimées, pour les cuire en compote ou tartes. On cueillait celles encore accrochées aux branches à l’aide d’échelles ou de crochets en bois pour les consommer telles quelles pendant de la saison, mais aussi au cours des mois suivants. On les vendait aussi au marché.
Les prunes et cerises se cueillaient à la main, tandis que la récolte des noix et châtaignes nécessitait d’autres gestes : on secouait les arbres avec de longues perches avant de ramasser les fruits, souvent en se protégeant les mains avec des gants pour éviter les bogues piquantes.
Les outils utilisés lors des cueillettes étaient simples : paniers en osier, hottes pour le transport, bâtons de bois pour frapper les branches et faire tomber les fruits murs.

Les enfants prenaient souvent part à la cueillette, remplissant les paniers en courant d’un arbre à l’autre, transformant cette tâche en une véritable fête familiale.
Au-delà de la cueillette, il fallait aussi penser à la conservation. Les pommes et poires étaient entreposées dans des greniers ou caves fraîches. Les prunes pouvaient être séchées, pour devenir des pruneaux. Noix et noisettes, une fois bien séchées, se conservaient tout l’hiver. Quant aux châtaignes, elles étaient grillées dans un diable, bouillies, réduites en farine, conservées en bocaux de verre ou stockées dans de grands paniers garnis de fougères.
Une partie des fruits était également destinée à la transformation : on pressait les pommes pour obtenir du jus ou du cidre, les poires pour la poirée, les prunes pour produire de l’eau-de-vie. Dans les cuisines, les bassines en cuivre accueillaient confitures et gelées, dont les parfums emplissaient les foyers.
Historiquement, la cueillette des fruits d’automne marquait la fin du cycle agricole, le moment où la nature offrait ses derniers présents avant le repos hivernal. Elle représentait un symbole d’abondance et de prévoyance : remplir ses réserves garantissait de passer la saison froide de façon sereine, à l’abri du manque. Dans certaines régions, des fêtes des fruits étaient même organisées en hommage à la terre et à ses bienfaits.
Mais la cueillette des fruits n’était pas qu’un travail agricole : c’était aussi un temps de partage, une leçon de patience pour les enfants, et une promesse de douceurs à savourer au coin du feu lors des longues belles veillées d’hiver.
Ainsi, pommes, noix, prunes et châtaignes racontent, à leur façon, la générosité des campagnes et l’ingéniosité des paysans pour pouvoir en profiter toute l’année.
Bonne journée à toutes et tous !
Le webmaster
Sources et ressources pour aller plus loin…
"Fruits du verger : Recettes anciennes pour tout utiliser: Confitures, fruits confits, pâtes de fruits, sirops et liqueurs" de Les Carnets de Paule (2025)
"L’ABC du verger" de Jean-Yves Prat – Éditions Rustica (2005)
"Le verger gourmand" de Jean-Pierre Coffe – Plon (2007)
Crédits :
Photo (c) lumix2004 de Pixabay
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